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Fondation ManpowerGroup
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Le 8 octobre 2015, la Fondation ManpowerGroup donnait la parole à "La France Qui Vient" lors d'une journée-événements à la Cité internationale universitaire de Paris, ouverte au public.
Organisé à l'occasion des 20 ans du Prix de la Fondation ManpowerGroup et HEC Paris, l’événement a réuni de nombreuses personnalités issues de tous les horizons :
monde de l’entreprise, monde associatif ou artistique…

DÉBAT // Qui former pour la France de demain : Des héritiers ?
Des agitateurs d’innovation ? Des dompteurs de la complexité ? Des entrepreneurs ?

SEUL EN SCÈNE // Le renouveau de l'apprentissage


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Bernard Belletante
Nicolas Sadirac
David Abiker
Emmanuel Davidenkoff
Animé par : Thierry Guerrier



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Bernard Daugeras
Aurigas Partners



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Bernard Belletante
Directeur général
EM LYON Busines School
@belletante

LES INTERVENANTS

"Au lieu de gérer les rentes académiques, développons les talents pour le monde de demain"

Docteur en sciences économiques, Bernard Belletante est devenu en 2014 directeur général d'EMLYON. Auteur de l’ouvrage Education, dernière frontière avant le monde paru aux éditions Eyrolles, il livre, à travers un échange avec Christian Boghos, président de la Fondation ManpowerGroup et directeur de la collection L’instant qui suit, son regard avisé sur les évolutions de l'enseignement.

Mondialisation, numérique et financement de l’enseignement… Voilà les trois ruptures qui viennent bouleverser le système éducatif traditionnel et sa chaîne de valeurs identifiées par Bernard Belletante Trois ruptures qui nous imposent de totalement repenser le fonctionnement de notre industrie de l’éducation : “La nouvelle chaîne de valeur de l'éducation sera 'compétences - actions - sens' ; c'est dans la mise en dynamique des savoirs et dans l'architecture des compétences que devront donc exceller les entreprises de formation”, assure le directeur général de l’EMLYON.

Face à ces défis, écoles et universités doivent repenser leur valeur, réinventer leur modèle économique et amplifier leur mission pour permettre aux étudiants d'être prêts à "s'adapter à un monde global et numérique", et de franchir "cette dernière frontière avant le monde", pour reprendre le titre de son ouvrage publié début 2015 : "Au lieu de gérer les rentes académiques, développons les talents pour le monde de demain."

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Bernard Belletante
Directeur général
EM LYON Busines School
@belletante


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Emmanuel Davidenkoff
Directeur de la Rédaction
de l'Etudiant
@davidenkoff

"Le numérique transcende notre système éducatif pour le meilleur comme le pire"

Journaliste et auteur de Tsunami numérique sélectionné pour la 20e édition du prix littéraire de la Fondation ManpowerGroup - HEC, ce spécialiste de l’éducation livre son analyse sur l’enseignement et la transformation numérique. Passé par France Info et l’Echo Républicain, membre fondateur du Labo des histoires, il est directeur de la rédaction de l’Etudiant.

“Le numérique transcende notre système éducatif pour le meilleur comme le pire”, expliquait récemment Emmanuel Davidenkoff à l’Atelier de l’Emploi. C’est donc un véritable projet politique, dont les enjeux mériteraient un vrai débat public. Car le numérique entraîne une irréversible recomposition de l’école et de l’enseignement. A nous donc de décider quelle école dessiner pour faire face aux réalités de demain. Contrairement aux idées reçues, le numérique ne permettra pas de mieux enseigner. Et ce sont bien les professeurs qui restent au centre du système d’éducation, à eux de “s’approprier les nouveaux outils et apprendre à en tirer parti”, souligne l’expert en éducation.

Pas de défaitisme à l’horizon, la France est bien placée dans la course à l’innovation : réputation des établissements, développement des MOOCs, mises à disposition de ressources pédagogiques gratuites en accès libre sont déjà des stratégies gagnantes développées par les établissements français. Pour autant, la libération d’énergies doit être soutenue et continue, et… à tous les niveaux, dans cette accélération de l’innovation et de l’internationalisation de l’éducation.

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Emmanuel Davidenkoff
Directeur de la Rédaction
de l'Etudiant
@davidenkoff


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Nicolas Sadirac
Directeur de l'Ecole 42

"Vous ne travaillerez plus jamais comme avant"

Ingénieur de formation, passé sur les bancs de Stanford et d’HEC, ce surdoué des systèmes informatiques met très vite son expérience à profit dans l’enseignement de l’informatique. En 1999, il crée et dirige l’EPITECH où il ouvre notamment la Web@cademy, un programme qui forme chaque année une soixantaine de jeunes en décrochage scolaire au développement Web. En 2013, il cofonde l’Ecole 42 avec Xavier Niel, une école dédiée à la programmation et aux métiers techniques du numérique.

"Les entreprises du secteur du numérique ne trouvent pas les ressources humaines qu'elles cherchent dans le domaine de la programmation et du réseau. C'est une grosse pénurie : il manque 100 000 informaticiens en France !", analyse Nicolas Sadirac pour expliquer l'urgence pénurique. Alors que beaucoup de potentiels se forment hors du système traditionnel, comment fabriquer un processus pour aller chercher les talents ignorés, et les ramener vers le numérique ? Tel est le constat fait par Xavier Niel et de Nicolas Sadirac, lorsqu'ils ont lancé l'un des projets les plus disruptifs du secteur de la communication depuis des années : l’Ecole 42, une école d’un type nouveau, ouverte à tous, et sortant du modèle classique d'apprentissage descendant.

Ni profs, ni cours, ni diplôme : "Le modèle éducatif classique, occidental, est un système de reproduction du même modèle, nous, nous sommes dans un système de développement personnel du talent de chaque étudiant – et le travail collaboratif", a-t-il expliqué lors du forum Osons la France. Pari réussi, puisque 100 % des jeunes de la première session ont trouvé du travail à la fin de leur cursus alors que, au départ, 40 % n’avaient pas le bac. Une véritable révolution du système éducatif français qui ne demande qu'à se poursuivre : "Nous pouvons agrandir les promotions, mais il va nous falloir plus de chaises", conclut Nicolas Sadirac.

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Nicolas Sadirac
Directeur de l'Ecole 42


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David Abiker
Journaliste à Europe 1,
au Figaro et Cadremploi
@davidabiker

"C'est quoi le poids du cartable au temps des MOOCs ?"

Numérique, entreprise, leadership et éducation…. David Abiker a développé, tout au long de son parcours atypique, une réelle appétence pour ces questions. Auteur, enseignant et journaliste prolifique, passé par le conseil en communication, Dircom et DRH dans une autre vie, ce touche-à-tout s’est autant illustré à la radio ou la télé que dans ses nombreux ouvrages, notamment les deux premiers tomes d'une trilogie sur l'homme moderne. Connu pour son verbe et son humour, il a été chroniqueur dans la matinale de France Inter et à Arrêt sur Images et collabore régulièrement aux sites Cadremploi, aux magazines Code d'Accès, Femme Actuelle, Marie-Claire, Médias et Nouvel Obs Paris Ile-de-France.

"Les plus récentes merveilles, comme l'électricité, le téléphone, les messages sans fil, étonnent plus qu'elles n'instruisent, et sont propres à illustrer ce mot célèbre, que l'homme peut plus qu'il ne sait", explique le philosophe Alain dans ses Propos sur l'Education. C'est vers lui que se tourne le blogueur et animateur David Abiker lorsqu'il doit préparer un débat sur l'avenir de l'éducation et de la formation dans un monde numérique. La rapidité des transformations digitales dépassent notre capacité à les maîtriser – et à les enseigner ?

De débat en débat, David Abiker s'interroge sur le futur du travail, de l'éducation et de la formation en se focalisant sur l'humain et l'infinité de trajectoires que chaque individu suit pour atteindre un épanouissement, y compris par le décrochage face au système traditionnel comme lorsqu'il interviewe d'anciens consultants devenus... humoristes comme Chris Esquerre et Gaspard Proust. Volontiers moqueur, il n'hésite pas à interroger la place des rapports humains dans le numérique avec un ton décalé, issu du web : "Mais alors, comment lève-t-on le doigt dans un MOOC ?"

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David Abiker
Journaliste à Europe 1,
au Figaro et Cadremploi
@davidabiker


DÉBAT // Transition numérique, transition des compétences :
ce qu'elles engendrent, ce qu'elles provoquent, ce qu'elles promettent.

SEUL EN SCÈNE // Le renouveau d'entreprendre


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Alain Roumilhac
Gérald Karsenti
Animé par : Thierry Guerrier



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Alizée Lozac'hmeur
Make Sense, Sense Cube


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Yann Gozlan
Creative Valley




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Stephen Guinchard
Ixen


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Bertrand Uzeel
Welcome to the jungle




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Alain Roumilhac
Président de Manpower Group France
@ManpowerGroupFR

LES INTERVENANTS

"Savoir s’adapter dans un monde et un environnement qui changent vite est une force"

Le numérique... et l'humain ! Voici les mots qui viennent en premier pour présenter Alain Roumilhac, ingénieur de formation, qui a passé plus de vingt ans chez IBM Global Services France où il a occupé différentes fonctions jusqu’à en devenir le Vice-président. Chez Osiatis, une SSII française de 3000 collaborateurs leader sur son marché, il occupe les fonctions de directeur général exécutif pendant quatre ans avant de rejoindre Manpower Group France en 2011 pour mener sa diversification en tant que Président de Experis et de ManpowerGroup Solutions pour l’Europe du Sud. En 2012, Alain Roumilhac en devient le Président. Fort de son expérience du numérique, il fait entrer ManpowerGroup France dans l'ère du digital.

« Toutes les entreprises sont aujourd’hui appelées à devenir des tech companies », constate le président de Manpower Group France. Une transformation qui ne s'improvise pas. Car les entreprises innovantes sont celles qui souffrent le plus de l’inadéquation entre offre et demande de travail, « une inadéquation qui grève leur développement technologique et hypothèque leur croissance économique… Il est urgent de les soutenir et d’inventer avec elles un modèle de formation opérationnel, simple et efficace, au service de la transition numérique de notre économie ». Associer la direction des RH, dès le départ, à la stratégie de l’entreprise, savoir entreprendre le changement et conserver l'agilité d'entreprise de plus petite taille, c’est ainsi qu’Alain Roumilhac envisage la transformation des entreprises. Le moyen ? "Traduire les évolutions stratégiques en évolution de compétences".

Face à ces enjeux, les grands opérateurs RH comme ManpowerGroup peuvent co-construire la croissance de PME et d'ETI qui mésestiment souvent l'importance de la stratégie de recrutement. Selon la CCI Paris-Ile-de-France, 63% des PME ne disposent pas de collaborateurs en charge des fonctions RH capables d’identifier les bons profils. En conséquence, elles font souvent face à d'importantes difficultés de recrutement, en particulier sur les profils techniques. Un défi très sensible pour les startups du digital.

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Alain Roumilhac
Président de Manpower Group France
@ManpowerGroupFR


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Gérald Karsenti
Président-directeur général
d’Hewlett-Packard France
@GeraldKarsenti

"Pousser les jeunes générations à créer des entreprises, c'est contribuer à la création d'emploi et à la croissance des PME, c'est vital !"

Spécialiste du management, du leadership et de la transformation des entreprises, Gérald Karsenti enseigne à HEC depuis 2007. Auteur de nombreux ouvrages sur ces sujets, ce diplômé de l’IEP passé par les bancs d’HEC et d’Oxford partage ses analyses sur son blog. Après 17 ans chez IBM et un passage chez Cap Gemini Sogeti, il rejoint HP en 2007 en tant que Vice-président et Directeur Général des ventes de l’activité Enterprise Business puis devient Président-directeur général d’Hewlett-Packard France en 2011.

"Le digital dans l'entreprise est un enjeu majeur : si les français sont adeptes du numérique, les entreprises sont à la traine et rencontrent un véritable problème de leadership", analyse le dirigeant d'HP France. L'exemple du secteur hôtelier est frappant : il est à la fois concurrencé par AirBnB mais aussi par booking.com, une concurrence qui entraîne tout à la fois une diminution de chiffre d'affaires et la perte du contact client. Certaines entreprises anticipent cette révolution. Le plan développé par le groupe Accor en est un bon exemple.

Le digital n'est pas qu'un problème technologique : il faut opérer un véritablement changement de culture d'entreprise. C’est un leitmotiv que l’on retrouve sur le blog de Gérald Karsenti. Favoriser les synergies entre les générations, développer la dimension multiculturelle des entreprises et y garantir la parité, sont autant des enjeux que des opportunités, sources d'innovation. Un changement de culture qui passe également par l'ouverture de l'entreprise sur son écosystème. HP développe ainsi le programme HP START-UP, pour soutenir et accélérer le développement des start-up innovantes françaises. Une rencontre vertueuse entre le géant de l'IT et ces jeunes pousses qui en bénéficiant de l'expérience et du savoir-faire d'HP, lui insuffle en retour un véritable "esprit start-up".

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Gérald Karsenti
Président-directeur général
d’Hewlett-Packard France
@GeraldKarsenti


DÉBAT // La France qui vient est-elle comprise par les élites d'aujourd'hui ?

SEUL EN SCÈNE // La co-évolution


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Laure Belot
Alexandre Jardin
Animé par : Bérangère Bonte



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Jean Deydier
Connexion
Solidaires / Emmaüs


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Pascal Picq
Paléoanthropologue
Maître de conférences
au Collège de France




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Alexandre Jardin
Ecrivain, cinéaste et pamphlétaire
@AlexandreJardin

LES INTERVENANTS

"A un moment où la parole politique est décrédibilisée, il est nécessaire que d'autres acteurs passent à l'action"

C'est avec Le Zèbre qu'Alexandre Jardin s'est fait connaître du grand public. Près de 15 ans après la publication du roman, l'écrivain fondait l'association et mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre pour "fédérer la société civile dans une action concrète au bénéfice de la population". En 2015, il publie également Laissez-nous faire ! On a déjà commencé, un manifeste pour une société civile solidaire, déterminée à agir face au discrédit des partis politiques.

"Le pays est en train d’inventer toutes les solutions dont il a besoin, grâce à ses maires, ses associations, ses entrepreneurs." Alexandre Jardin est convaincu de la créativité et de la capacité d'action de ceux qu'il appelle les "faizeux" (par opposition aux "diseux").

Opposé aux mesures technocratiques et déçus des politiciens, il appelle au sursaut citoyen. Comment ? Grâce à son do thank bleublanczèbre.fr et à ses bouquets d'actions citoyennes. Enthousiaste, ce partisan de la "révolution positive" appelle également ses Zèbres à s'engager dans des programmes comme Jobbers, l'Uber des services à la personne, Yooneed, un site qui aide les indépendants à se faire connaître grâce à une présentation vidéo, ou Bulb in Town, une plateforme de crowdfunding destinée aux projets locaux...

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Alexandre Jardin
Ecrivain, cinéaste et pamphlétaire
@AlexandreJardin


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Jean Deydier
Directeur de l'association Emmaüs Connect
@EmmausConnect

"Faire de la force du numérique un levier d'insertion sociale"

Avant de s'engager au sein du mouvement Emmaüs, Jean Deydier était directeur commercial de SAP, un spécialiste des logiciels de gestion. A partir de 2007, il a présidé l'association Emmaüs Défi, un laboratoire d'innovations sociales puis a créé en 2013 le projet Emmaüs Connect. Mission ? Réduire la fracture digitale en donnant accès à la téléphonie mobile et à Internet aux personnes en situation d'exclusion. L'association travaille également à l'inclusion numérique en formant les jeunes en rupture aux technologies numériques.

Comment répondre à une annonce d'emploi en ligne ou remplir un dossier de demande d'allocations dématérialisée quand on ne maîtrise pas l'usage du numérique ? Chaque année, 140 000 jeunes décrochent du système scolaire, rejoignant les 2 millions de NEET (Not in Education, Employement or Training). Or, contrairement aux idées reçues, tous ne sont pas des digital natives. Alors qu'une étude réalisée par Emmaüs Connect montre que plus de 9 jeunes interrogés sur 10 ont, d'une manière ou d'une autre, accès à Internet, la question de leur agilité numérique se pose. En effet, tous ne possèdent pas les compétences qui leur permettraient d'utiliser les outils numériques à bon escient dans le cadre d'un parcours d'insertion professionnelle.

En partenariat avec les missions locales, Emmaüs Connect a imaginé Connect Emploi, une plateforme qui s'adresse en priorité aux jeunes peu qualifié en décrochage scolaire. Encore en chantier, elle proposera bientôt des ressources et outils pédagogiques ainsi que des modules e-learning permettant l'acquisition de compétences numériques. Et Jean Deydier ne compte pas s'arrêter là !

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Jean Deydier
Directeur de l'association Emmaüs Connect
@EmmausConnect


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Laure Belot
Journaliste au Monde et auteure
@curieusedetout

"Les élites ne veulent pas laisser passer la vague numérique mais elles ont du mal à comprendre ce qu'il se passe"

Diplômée de l'ESSEC et ingénieure en chimie, Laure Belot a fait du conseil en stratégie avant de rejoindre le journal Le Monde, où elle enquête sur les phénomènes sociaux émergents. Dans son ouvrage La déconnexion des élites, elle décrypte la façon dont le numérique a bousculé la société, laissant de côté des intellectuels, politiques, chefs d'entreprise ou banquiers dépassés.

"Les élites débordées par le numérique" titrait Laure Belot en 2013 dans les colonnes du Monde. Des classes dirigeantes incapables d'appréhender la lame de fond sociétale qu'est la révolution numérique, c'est ainsi que la journaliste décrit nos "élites déconnectées". Pour elle, la révolution Internet répond à un schéma déjà bien établi : naissance d'une idée en marge de la société, appropriation des innovations par les acteurs privés, apparition de conflit et réaction (tardive) des pouvoirs en place pour cadrer les débordements... Laure Belot expose ainsi les clivages et difficultés causés par le tsunami numérique.

Si l'auteure distingue les jeunes générations, nées avec la vague numérique, de ceux qui ont du mal à percevoir l'accélération et la transversalité d'une société toujours plus digitale, elle pointe néanmoins des élites 2.0, capables de prendre des positions importantes sur cette nouvelle économie et de remettre en question les vieux modèles.

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Laure Belot
Journaliste au Monde et auteure
@curieusedetout


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Pascal Picq
Paléoanthropologue au Collège de France @pascalpicq

"Quelles seront les formes de sociabilisation de demain, quand les machines feront quasiment tout le travail ?"

Un paléoanthropologue en entreprise ? C'est ainsi que Pascal Picq aime à se décrire. Responsable de l'unité de paléoanthropologie et d'anatomie fonctionnelle (UPAF) du Collège de France, Pascal Picq intervient depuis une quinzaine d'année dans le secteur de l'entreprise. Il est notamment l'auteur de L'entreprise impertinente est celle capable d'évoluer et d'Un Paléoanthropologue dans l'entreprise : s'adapter et innover pour survivre dans lequel il dénonce un "management lamarckien" autoritariste et lui préfère un darwinisme qui écarterait les modèles et pratiques "aux effets délétères pour l'économie et l'ensemble de la société".

"Si nous déléguons aux machines les traits cognitifs et physiques qui font de nous des hommes, nous deviendrons des esclaves de ces machines." Pour le paléoanthropologue, conformément au paradoxe de Moravec, qui veut que les machines soient plus à même d'effectuer des tâches nécessitant un raisonnement de haut niveau, les emplois les plus qualifiés sont les plus menacés à court terme. Les solutions proposées par les politiques ? Pascal Picq les considère comme déjà caduques et remet en question un modèle social basé sur la sociabilisation par le travail.

Pour cet ardent partisan du darwinisme, la clé de l'évolution est dans la diversité et il est essentiel de revoir certains "archaïsmes managériaux" pour dépasser les clichés et encourager l'élan adaptatif. Il dénonce notamment le principe d'homogamie appliqué à l'univers professionnel, c'est-à-dire le fait de recruter des collaborateurs aux profils décalqués sur ceux de leurs prédécesseurs, pour prôner la variation et la création de diversité et de singularité dans une équipe.

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Pascal Picq
Paléoanthropologue au Collège de France @pascalpicq


DÉBAT // Une France de défricheurs ! Le cas des industries créatives.

SEUL EN SCÈNE // Terres d'innovation


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Axelle Tessandier
Philippe Robinet
Philippe Nicolas
Isabelle Ginestet-Naudin
Animé par Pascal Morand



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Christophe Nicot
Madeeli
(L'innovation en
Midi Pyrénées)


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Pierre Gohar
Paris Saclay




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Axelle Tessandier
Consultante et fondatrice d'AXL Agency
@axelletess

LES INTERVENANTS

"L'état d'esprit Maker fait un bien fou à la France !"

Vivant en la France et les États-Unis et se définissant volontiers comme une "Digital Hippie", Axelle Tessandier, ancienne directrice du marketing de la branche américaine de Scoop.it, a fondé sa propre société, AXL Agency, il y a 3 ans. "Mini think-tank", l'agence reflète la personnalité de sa fondatrice, inclassable et incollable sur les enjeux du numérique, du management de l'innovation et de la génération Y. Consultante, elle partage son expertise avec des entreprises de l'hexagone comme My Little Paris ou Puma - et ses capacités d'évangéliste numérique pour défendre les nouveaux usages.

"Quand on est une personne curieuse, c’est difficile de ne pas être passionnée par cette révolution numérique!" explique Axelle Tessandier, "Non seulement cela représente un accès incroyable à des informations et connaissance du monde entier mais aussi à l’Autre, où qu’il soit. Cela change notre rapport au monde. On peut créer un projet beaucoup plus vite; s’engager, rencontrer nos communautés d’intérêt, contribuer. On a les moyens de nos rêves !". Personnalité haute en couleur, Axelle Tessandier diffuse son énergie autour d'elle et participe à cette révolution dont elle dit tant de bien. Le numérique et la révolution Maker, un remède à la crise ? "Je me demande parfois si ce contexte difficile ne donne pas parfois un pouvoir de créativité encore plus fort. On doit être plus ingénieux, plus dans l’action, faire, tenter."

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Axelle Tessandier
Consultante et fondatrice d'AXL Agency
@axelletess


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Christophe Nicot
Directeur général de l'agence Madeeli
@NicotChristophe

"Le numérique ne doit pas concerner que les grandes capitales mondiales et régionales"

Ingénieur physicien de formation, Christophe Nicot a pris la tête de Madeeli, l'agence du développement économique, de l'export et de l'innovation en Midi-Pyrénées en février 2015. Auparavant directeur général de MPI, l'agence régionale de l'innovation de Midi-Pyrénées - fusionnée avec Midi-Pyrénées Expension pour devenir Madeeli - ce spécialiste de l'innovation a travaillé plusieurs années dans le secteur de l'industrie, notamment chez SNR Roulements, une filiale de Renault, où il a passé 15 ans.

"Le numérique dans la région Midi-Pyrénées, ce ne doit pas être que Toulouse !" En 2014 déjà, Christophe Nicot voulait créer des passerelles entre les entreprises des huit départements de la région pour faire sortir les champions du numérique de la ville rose et activer un réseau international : "Sur le territoire, nous avons un corpus de 200 entreprises et 18 laboratoires de recherche. Notre but est de les mettre en réseau localement et au niveau européen."

Aujourd'hui, avec Madeeli - Mon Agence de Développement Economique, de l'Export et de l'Innovation -, Christophe Nicot a pour mission de "favoriser l'accueil, l'innovation et la croissance des entreprises et de renforcer l'attractivité du territoire régional". Cela passe par exemple par le soutien d’initiatives comme Rezopep, réseau de pépinières d'entreprise, MidInnov, une journée de rencontres autour de l'innovation ou Entreprendre Midi-Pyrénées, une plateforme dédiée à l'entrepreneuriat dans la région.

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Christophe Nicot
Directeur général de l'agence Madeeli
@NicotChristophe


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Philippe Robinet
Editeur aux Editions Kero
@PhilippeRobinet

"La montée du numérique bouscule les règles du jeu et impose l'émergence de nouveaux modèles éditoriaux"

Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Philippe Robinet a cofondé Oh!Editions et le quotidien InfoMatin avant de lancer les éditions Kero. Diplômé de l'IEP Grenoble et de l'université de Berkeley, il enseigne chez HEC-Entrepreneurs et au Conservatoire national des arts et métiers et a été nommé au conseil d'administration du MOTif, l'observatoire du livre et de l'écrit de la région Ile-de-France en janvier 2013.

"Écrire la vie pour commencer à la changer"... En 2011, Philippe Robinet crée le Labo des histoires, des ateliers d'écriture créative gratuits destinés au moins de 25 ans où interviennent des écrivains, éditeurs, bibliothécaires ou enseignants - comme Alexandre Jardin qui participe également à la journée de #LaFranceQuiVient -, Michel Ocelot ou Flore Vasseur. La caractère innovant et l'utilité sociale de ce projet lui ont permis de recevoir le label La France s'engage.

L'innovation, Philippe Robinet la recherche aussi dans son activité d'éditeur. C'est autour d'une approche remettant l'auteur au centre du projet qu'il a créé les éditions Kero. Pour "réinventer le modèle de la maison d'édition autour d'une nouvelle modernité du rapport à l'auteur et au lecteur", Kero propose aux auteurs de nouvelles formes de contrats, en termes de taux, durée et droits dérivés, ainsi que des accès en temps réel aux chiffres de tirage et de vente de leurs livres et un soutien publicitaire, presse et marketing pour chaque publication.

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Philippe Robinet
Editeur aux Editions Kero
@PhilippeRobinet


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Philippe Nicolas
Directeur du Centre National
de la Chanson de Variété et du Jazz
@PhilippeNicola

"Aux Nations Unies, un lieu de grande ouverture, j'ai pris conscience de la cote d'amour monstrueuse de la France dans le monde"

Administrateur civil, Philippe Nicolas a été co-président du journal Libération, membre du directoire et directeur financier d’Euro Média Group, membre du comité exécutif et directeur financier de France Télévisions où il restructure le pôle thématique (fusion de Mezzo et de Muzzik), collaborateur de Dominique Strauss-Khan et Christian Sautter au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, membre de la commission permanente de la France aux Nations-Unies et créateur de start-ups.

Essec-Enarque passé par SciencesPo et Assas, Philippe Nicolas est arrivé à la tête du CNV avec une mission : aider cette filière atomisée à s'adapter à la révolution numérique, et "trouver de nouveaux modèles économiques ou à obtenir nécessaires à son développement". On le sait, l'industrie musicale a été frappée de plein fouet par la révolution numérique - et elle n'y était pas préparée ! Chez France Télévision, Nicolas relève le défi de contribuer à créer une dynamique nouvelle : "France Télévisions était en quelque sorte une start-up, précise-t-il. Dans le holding, nous étions quinze... Mais le challenge était de faire travailler ensemble des chaînes habituées depuis toujours à être concurrentes !" Une dynamique de collaboration entre les chaînes qui portent ses fruits aujourd'hui - et qui permet à Philippe Nicolas de présenter une véritable expertise dans la création d'écosystème et d'encouragement des nouvelles formes de collaboration.

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Philippe Nicolas
Directeur du Centre National
de la Chanson de Variété et du Jazz
@PhilippeNicola


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Isabelle Ginestet-Naudin
Directrice des fonds sectoriels
de la BPI France
@iginestet1

"L’action à destination des entreprises a tant évolué ces 15 dernières années, et encore plus avec la création de Bpifrance !"

Après un début de carrière au sein de la direction des activités bancaires et financières de la Caisse des Dépôts (1991), Isabelle Ginestet-Naudin devient successivement directrice générale adjointe stratégie et développement de CDC Entreprises (2003), directrice générale déléguée du fonds Patrimoine et Création (2006), directrice générale déléguée du capital développement direct de CDC Entreprises (2009). Depuis 2015, elle est directrice du pôle des fonds sectoriels et membre du comité de direction fonds propres PME (depuis 2015) de BPIfrance et se passionne chaque jour un peu plus pour l’innovation créatrice.

L'enthousiasme autour du phénomène Start-up ne tarit pas. La BPI France en est l'exemple, elle qui est devenue, depuis sa création, "un réseau social d'entrepreneurs, avec une banque au-dessus" selon les mots de Nicolas Dufourcq. Fusion du Fonds stratégique d'investissement, de CDC Entreprises et d'Oseo en 2012, la banque des PME a accentué ses engagements financiers. Plus qu'un simple pourvoyeur de capitaux, la BPI a fait sa mutation : accompagnatrice de start-up, elle propose une large panoplie de services allants du conseils à l'organisation d'évènements. Vivement la suite !

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Isabelle Ginestet-Naudin
Directrice des fonds sectoriels
de la BPI France
@iginestet1


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Pierre Gohar
DDirecteur délégué de l'Innovation
à Paris Saclay
@Pierre_Gohar

"L'objectif de Paris-Saclay est de figurer dans les dix premiers campus internationaux, en matière de recherche, formations et innovations."

Directeur délégué à l’innovation et aux relations avec les entreprises de Paris Saclay, Pierre Gohar gère et anime l’écosystème de l’innovation sur le site Paris-Saclay. Docteur en génie des procédés de l’Ecole des Mines, il rejoint le CEA en 1986 et le quitte après 5 ans de recherches pour devenir chargé d’affaires de l’Anvar, qui deviendra Oséo. Ensuite, il créé sa startup qu'il revend 3 ans plus tard, avant de prendre la direction d’un incubateur d’entreprises innovantes qu’il pilotera pendant 7 ans. Ensuite, direction le monde de l'Université et de la Recherche : d'abord directeur à la valorisation à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), il rejoint le CNRS en 2010.

"Je me suis impliqué dans les actions d’innovation et de valorisation depuis le tout début des années 90. Ce qui fait aujourd’hui près d’un quart de siècle !" raconte Pierre Gohar, qui combine des expériences dans la recherche, dans les universités et dans le monde des Start-ups. Une combinaison qui lui apparaît comme capitale, lui qui aujourd'hui continue son travail de créateur d'écosystème au sein de Paris Saclay : "Je considère qu’aujourd’hui, Paris-Saclay est, en France, le seul territoire réunissant tous les ingrédients propices à la fertilisation de son écosystème. Il n’y en a tout simplement pas d’équivalent !". Une Silicon Valley à la française ? Non, pour Pierre Gohar, vouloir dupliquer des modèles et des écosystèmes est un non-sens : "Il est clair que la Silicon Valley est un écosystème particulier, avec ses propres caractéristiques, liées à son contexte aussi bien géographique qu’institutionnel ou culturel. Il faut donc renoncer à croire qu’on pourrait le cloner ailleurs, fût-ce à Paris-Saclay. A chaque écosystème ses particularités". Et sa singularité, bien évidemment.

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Pierre Gohar
DDirecteur délégué de l'Innovation
à Paris Saclay
@Pierre_Gohar


DÉBAT // Quelles bifurcations ? Quels nouveaux modèles ?


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Stéphane Voisin
Dominique Turcq
Geneviève Férone
David Menascé
Animé par Frédéric Houssay



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Geneviève Férone
Vice-présidente de The Shift Project

LES INTERVENANTS

"On s’oriente vers une société de moins en moins carbonée, avec des flux migratoires sans précédents et de plus en plus de moyens de communication !"

Docteur en Droit, diplômée des Ecoles Supérieures de Commerce et d’Administration des Entreprises, Geneviève Ferone a travaillé au sein de différentes organisations internationales : Agence Internationale de l'Energie, OCDE, Haut-Commissariat aux Réfugiés. Forte d'un parcours impressionnant, elle a également été la Présidente-Fondatrice d’ARESE, première agence française de notation sociale et environnementale sur les entreprises cotées, Directeur Général de CoreRatings, filiale de l'agence de notation Fitch Ratings et directeur du Développement Durable et membre du Comité Exécutif, du Groupe Eiffage puis du Groupe Veolia Environnement de 2008 à 2013. Aujourd'hui Vice-présidente de The Shift Project, Mme Férone est Chevalier de la Légion d'Honneur.

The Shift Project est une association fondée à Paris à l'initiative d'un groupe d'experts, dont Geneviève Férone-Creuzet. Son objectif est de répondre à la double contrainte du carbone : changement climatique et raréfaction des ressources énergétiques fossiles. Pour cela, l'association se propose de jouer un rôle de laboratoire d'idées en interface avec les acteurs économiques, politiques, académiques et associatifs : "La double contrainte énergie-climat vient remettre en question les fondements même de nos sociétés industrielles car elle implique la dé-corrélation entre le sentiment de prospérité et le niveau des flux physiques." Le projet Shift s'inscrit dans cet effort vers la transition énergétique : il se veut "force de proposition" et source de nouveaux outils.

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Geneviève Férone
Vice-présidente de The Shift Project


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Stéphane Voisin
Responsable de la recherche ESG
chez Kepler Chevreux
@voisin_steph

"Ce n'est pas la transition énergétique qui a besoin du monde financier, c'est l'inverse !"

Après des études entre Paris II et la Leonard N. Stern School of Business à New York, l'itinéraire de Stéphane Voisin passe par plusieurs banques, de Barclays à J.P Morgan en passant par BNP Paribas. C'est chez New Deal qu'il commence à se spécialiser dans la finance responsable en 2003 avant de rejoindre Kepler Chevreux en tant que Responsable de la recherche sur le développement durable et l'investissement responsable. Depuis 2009, il partage son expérience et sa passion avec les étudiants de Paris Dauphine dans le Master RSE.

"Si l'on remonte l'histoire jusqu'à l'époque de la première transition énergétique, du ferroviaire vers l'automobile, on constate qu'à l'époque, tout le marché était dominé par le ferroviaire. Et pourtant, juste avant la deuxième guerre mondiale, ce marché a été totalement bouleversé en moins de 10 ans" expliquait Stéphane Voisin lors de la conférence Novethic en 2015. Selon lui, cette mutation est un modèle pour la transition énergétique en cours. "Il ne faut pas rater l'opportunité de nouveaux modèles ! Comme l'ont fait les grands pontes de l'industrie ferroviaire". Un changement à la fois technologique, économique et organisationnel dont France doit faire une opportunité !

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Stéphane Voisin
Responsable de la recherche ESG
chez Kepler Chevreux
@voisin_steph


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Dominique Turcq
Auteur et fondateur de l'institut
de recherche et de formation Boostzone
@dorcq

"Les obstacles ne sont pas technologiques, ils sont humains"

Conseiller d'entreprise sur des problématiques liées aux changements sociétaux, technologiques et économiques, Dominique Turcq encourage les équipes managériales à innover et optimiser leur productivité en gérant mieux leur capital humain.

Dans son dernier ouvrage, Eloge du retard en entreprise, Dominique Turcq évoque un discours culpabilisant qui pointe la lenteur, voire la "ringardise", des dirigeants en matière de digital et d'innovation et prône la mise en place de nouveaux comportements.

"On peut mettre en place autant de directeurs du digital ou de 'digital acceleration teams' que l’on veut, s’ils ne peuvent changer les anciennes habitudes, les processus en place, ils ne feront que rajouter de la complexité, des jeux de pouvoir et des tensions supplémentaires." Pour Dominique Turcq, l'entreprise, si elle veut innover et rattraper le retard qu'elle a trop souvent sur les technologies, doit s'appuyer sur la capacité d'adaptation des individus. Selon l'auteur, c'est à travers les collaborateurs, mais aussi les clients et fournisseurs, que le dynamisme ambiant pourra pénétrer une entreprise qui doit "utiliser les nouveaux usages plutôt que les subir".

Ce changement de paradigme ne pourra se faire que si l'organisation permet à ses salariés de profiter pleinement des bouleversement technologiques et structurels qui s'opèrent... "Le changement doit donc être le fruit de décisions conscientes et volontaires permettant de lever les barrières. Le rôle du dirigeant, des comités exécutifs est crucial. Encore faut-il qu’ils comprennent ce qui se passe, qu’ils soient prêts à agir et qu’ils en aient envie."

Interrogé par l'Atelier de l'emploi en 2013, Dominique Turcq encourageait déjà les dispositifs de co-développement et prêchait déjà pour le travailler ensemble : "Le collaboratif, c’est à dire des hommes travaillant ensemble pour combiner leurs savoirs et leurs différences, quitte à être en rivalité, est toujours source de productivité, d’engagement et d’innovation, donc de compétitivité."

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Dominique Turcq
Auteur et fondateur de l'institut
de recherche et de formation Boostzone
@dorcq


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David Ménascé
Co-fondateur du cabinet Azao
et auteur de "La France du bon coin"

"Cette France de l'économie collaborative, c'est la convergence de la débrouille face à la crise et de l'évolution technologique"

Après avoir été enseignant au Liban, David Ménascé a travaillé au Ministère de la Culture et de la Communication avant de rejoindre les Editions Hermès où il était notamment en charge de diverses revues scientifiques et de sciences humaines. Passé par les agences Harrison & Wolf et First&42nd, il est, aujourd'hui, le co-fondateur du cabinet de conseil Azao, dans lequel il accompagne entreprises, entrepreneurs sociaux et organisations de développement dans la définition et la mise en œuvre de stratégies d’innovation à fort impact social. Diplômé d’HEC et de Sciences Po Paris, il enseigne désormais à HEC Paris, et ce notamment dans le cadre de la Chaire « Entreprise et Pauvreté ». Aujourd'hui, il signe l'étude "La France du bon coin" publiée par l'Institut de l'Entreprise.

"La France du bon coin, c'est la convergence de la France de la débrouille et de l'évolution technologique" explique David Ménascé au sujet de l'étude récemment publiée par l'Institut de l'Entreprise. Il s'y s'attache, comme il le fait depuis des années, a penser les formes d'interactions sociales innovantes qui apparaissent en France avec le développement de l'économie collaborative. Comment saisir cette opportunité tout en protégeant les acteurs ? "Cependant, l'économie collaborative s'attire aujourd'hui des critiques parce qu'après avoir repensé la consommation, aujourd'hui, elle repense le travail. Et effectivement, elle le bouleverse, notamment pour tout ceux qui à titre principal, ou à titre complémentaire cherche du revenu". Et le problème, avec le développement du travail informel sur ces nouvelles plateformes, l'isolement de certains acteurs qui acceptent du travail à des tarifs largement insuffisants et sans contrôle ni protection. Un défi à relever pour que la France du Bon Coin ne reste pas dans son coin !

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David Ménascé
Co-fondateur du cabinet Azao
et auteur de "La France du bon coin"



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Gilles Finchelstein
Fondation Jean Jaurès



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Gilles Finchelstein
Directeur Général de la Fondation
Jean Jaurès
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LES INTERVENANTS

"Partout, le futur est insuffisamment pris en compte !"

Intellectuel engagé, cet ancien élève de Sciences Po et titulaire d’une maîtrise de Droit social, a été le conseiller de Pierre Mauroy, de Lionel Jospin, de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'Economie et des Finances, de 1997 à 2000. En 2000, il devient conseiller chargé des questions politiques de Pierre Moscovici, ministre des Affaires européennes, et devient directeur général de la Fondation Jean-Jaurès.

En plus de cette expérience politique, Gilles Finchelstein est aujourd'hui directeur des études de Euro RSCG Worldwide (conseil en communication) et membre depuis 2008 du think tank Le Siècle.

"Il faut aussi donner du sens au temps, sortir du culte de l’instant : cela veut dire retrouver un passé et retracer des perspectives pour permettre à nos sociétés de se réapproprier leur avenir" explique Gilles Finchelstein, qui prône la réforme des institutions françaises depuis des années, pour y associer davantage les citoyens et "donner du temps pour la négociation sociale, pour la délibération parlementaire, pour associer les citoyens aux décisions".

Il est l'auteur, avec Matthieu Pigasse, du livre « Le monde d'après, une crise sans précédent », paru chez Plon en 2009, qui a été récompensé par la Fondation ManpowerGroup et HEC la même année. Il a également publié La dictature de l’urgence (Fayard, 2011 ; Pluriel, 2013), « 18 leçons sur l’élection présidentielle » (Revue politique et parlementaire, 2013) et « Réflexions sur la crise du politique » (Le Débat, 2015).

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Gilles Finchelstein
Directeur Général de la Fondation
Jean Jaurès
@finchelstein